Un tribunal historique a organisé par l'Afrika-Rat Berlin Brandenburg en collaboration avec la section allemande du Global Afrikan Congress et en présence du professeur Kapet de Bana, coordinateur international du Conseil Mondial de la Diaspora Panafricaine (le plaignant).
Le tribunal a accueilli plus de 300 participants ainsi que des experts et témoins venus du monde entier. La secrétaire d'État allemande au travail et à l'intégration, Madame Liebich, a présenté un bref message de salutations. Des Africains et des personnes d'origine africaine venus de différentes parties du globe se sont retrouvés à Berlin les 25 et 26 février derniers pour mettre en cause la conférence qui s'est déroulée à Berlin en 1884/1885 et au cours de laquelle les Européens se sont partagé le continent africain. Le tribunal a décrété que le partage arbitraire de l'Afrique, effectué il y a 125 ans par les États européens dans le plus grand mépris de la culture, de la souveraineté, des lois et des institutions africaines, représente un crime contre l'humanité. Ce partage est à l'origine du morcellement actuel du continent africain.
« C'est tout un continent qui a été humilié et son peuple avec lui » a déclaré Madame Liebich dans son message de salutations. Les participants à l'audience sont venus de Mauritanie, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, d'Érythrée, d'Éthiopie, du Rwanda, de Tanzanie, de Guinée équatoriale, de Namibie, du Bénin, de Jamaïque, du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni, de France, d'Espagne et de Suisse. Le tribunal a décrété que la Conférence de Berlin sur l'Afrique et le Congo de 1884/1885 constituait un crime contre l'humanité. Selon le droit international
public, les crimes contre l'humanité sont sanctionnés par des réparations et restitutions. Les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles par nature. Les Africains et les personnes d'origine africaine demandent donc réparation et restitution. Le tribunal reconnaît le droit des Africains à demander réparation. « Il est indispensable que les participants à la conférence de Berlin et les États qui leur ont succédé présentent leurs excuses pour avoir commis ce crime, sans aucune restricution ».
La demande de réparation concerne entre autres : le financement de monuments sur les sites historiques, l'intégration de l'histoire de l'Afrique et des personnes d'origine africaine dans les programmes scolaires, le soutien aux Africains qui ont été déracinés de leur pays ou expulsés de leur domicile, la restitution des terres et autres ressources volées, la reconnaissance du statut de crime contre l'humanité pour le colonialisme et ses crimes, la restitution des biens culturels dérobés, la mise à disposition de ressources pour stimuler la recherche et gérer la documentation concernant l'histoire africaine, le colonialisme et ses conséquences. Le tribunal cite expressément Haïti et demande à la France de rembourser à ce pays les dédommagements qu'il lui a versés en vue obtenir le droit à la reconnaissance internationale. La France est également sommée par le tribunal de payer des réparations pour avoir soumis les Africains à l'esclavage.

Le tribunal demande la mise en application immédiate de la déclaration de Durban et un programme d'action. D'autre part, le tribunal demande à l'ONU de mettre des moyens à la disposition de Durban+10 ainsi qu'un forum pour les personnes d'origine africaine, semblable au forum des peuples autochtones.

Le tribunal a adopté comme plan d'action d'adresser aux Nations Unis une demande formelle d'encourager les États membres à nommer les faits et à aborder le sujet des réparations. Le tribunal sollicite également la reconnaissance du racisme contre les noirs en tant que forme spécifique de racisme, la mise en place de recherches concernant son ampleur ainsi que l'interdiction de le nier ou de justifier le colonialisme et les atrocités coloniales, l'esclavagisme et le commerce des esclaves.

Monsieur Yonas Endrias, secrétaire général du conseil de l'Afrique et organisateur du tribunal se tient à votre disposition pour toute information complémentaire.
Tél. : +49-30-23186266 ou portable +49-1799404690
Verdict du Tribunal
27 février 2010 |
En collaboartion avec:
Global Afrikan Kongress Deutschland
Projektträger
Afrika-Rat Berlin-Brandenburg e.V.
(Conseil des africains de Berlin-Brandenburg)

president: Moctar Kamara
Telephon: +49 (0)
1721797958
Le Conseil des africains, Afrika-Rat Berlin Brandenburg e.V. a été créé le 28. Mai 2005, et regroupe 38 associations africaines représentatives du continent africain en Allemagne.
L'objectif principal du conseil des africains de Berlin est de représenter et de défendre les intérêts des africains et des personnes d'ascendance africaines en Allemagne.

web: www.afrika-rat.org
info@afrika-rat.org
Toute contribution financière pour soutenir le travail de Afrika-Rat est la bienvenue.

Konto Nr. 702242
BLZ 210 602 37
bei  Evangelische Darlehensgenossenschaft

Coordinateur du projet "Tribunal"
Yonas Endrias, Gobal Afrikan Congress
Deutschland.
e-mail:
contact@tribunal-afrikakonferenz.org

Tel.: (030) 23186266
Mobil: 0179-9404690
Projet financé par
le chargé de l'integration de l'Etat fédéral de Berlin
© Copyrigth 2010 | Impresum